SYMBOTER

Die Transzendenz (1982-2016)

ALTER-K / IDOL



Tracklisting:

1 - Die Transzendenz "Matrix" (1982)

2 - Elektronenstimme "Matrix" (1982)

3 - Rush "Matrix" (1982)

4 - Spring rain "Matrix" (1982)

5 - Step by Step "Matrix" (1982)

6 - Up and Down V " Synchrotron " (1982)

7 - Blauer Planet Blauer "Synchrotron" (1982)

8 - Crime "Synchrotron" (1982)

9 - Electronic City "Synchrotron" (1982)

10 – Kraftkern-Stop "Synchrotron" (1982)

11 - Running "Synchrotron" (1982)

12 - Tangerines Nightmare "Synchrotron" (1982)

13 - Walking Duck "Synchrotron" (1982)

14 - Blaeserimpression “Synchrotron" (1982)

15 - Smart Phon (unreleased 1983)

16 - Voyager 24 "Phon-Ethik" (1983)

17 - Monk in Swamp "Phon-Ethik" (1983)

18 - Psychosomatic Ricochet "Phon-Ethik" (1983)

19 - Boston 1 (unreleased mid 80)

20 - Bautz (unreleased 1987)

21 - Music for 5 pianos (2014)

22 – EO (2015)

23 – Hang (2015)

24 – Farewell (2015)

25 - Q-CHORD (2015)

26 - Phased Music (2015)

27 – HeartDrive (2016)


ALBUM EN TÉLÉCHARGEMENT



La naissance du geek :


Né à Berlin Ouest en 1958, Olaf est l'enfant d'une Allemagne d'après-guerre, en pleine reconstruction et tiraillée entre deux mondes qui regardent dans des directions opposées. Ses parents déménagent à Munich (Allemagne de l'ouest) en 1960 ou Olaf passera de longues années, mais ayant beaucoup de famille et amis à Berlin, il y passe la majorité de son temps libre, pour finalement s'y installer définitivement en 2006.


Dès ses 16 ans, l'apprenti geek rêve de devenir musicien. Les synthés qui existent alors sont très peu abordables. Fauché, il passe ses journées à lire des magazines et des livres spécialisés afin de comprendre les secrets de l'électronique. Il parvient ainsi à assembler son premier synthétiseur et séquenceur qu'il nomme "Symboter 1A" et à customiser un Korg MS-20. Des Roland Jupiter-4, Moog modulaires, Roland TR-808, vocodeurs et même un "Symboter B" suivent et trouvent leur place dans le home studio qu'il installe à Munich en 1975.



Influences et « carrière musicale »


Au milieu des années 1970, Olaf, qui vit alors dans une Allemagne de l'Ouest d'avant chute du mur, est immergé dans une scène musicale allemande en pleine ébullition, secouée alors par le mouvement krautrock qui devient la bande-son de son adolescence : Can, Amon Düül, Neu!, Faust... cette même scène incite David Bowie à s'installer à Berlin (et à sortir en 1977 l'album "Heroes", second volet de sa trilogie allemande) et Olaf Schirm à faire ses premières expérimentations musicales élaborées par ses propres instruments.


Il le dit lui-même :« Je suis un enfant du début de la musique électronique. »

Le véritable point de départ pour Olaf est l'écoute de l'album Alpha Centauri de Tangerine Dream qui lui ouvre alors un véritable univers musical et change sa vie. Plus tard, la musique de Jean-Michel Jarre fut une source d'inspiration à laquelle s'ajouteront de nombreuses autres influences comme Robert Schröder, Vimal, Vangelis, Tomita, Wendy Carlos, Earth Tone ou encore Claude Larson. Mais la découverte de Kraftwerk et le célèbre « Autobahn » le rapprochera d'une musique aux tendances plus mélodiques et minimalistes empreintes de storytelling. En 1978, il est fasciné par le concept album du groupe, "Man Machine", fortement imprégné de science-fiction et décide que Symboter deviendra l'extension technologique de lui-même afin d'assouvir pleinement ses désirs de musiques synthétiques. La pochette de la rétrospectiveSymboter 1982-2016n'est d'ailleurs pas sans rappeler celles de Heroeset de Man Machine, où l'humain côtoie le robot.


Son studio de Munich, incroyable vaisseau spatial rempli de prototypes, verra naître toutes les chansons composant le tracklisting de cette compilation célébrant ses années les plus créatives. Symboter(1982-2016) regroupe les titres-phares extraits de ses trois pièces maîtresses : Matrix,Synchotron(sortis en 1982 et composés entre 1978 et 1982) et Phon-Ethik(sorti en 1983 et composé entre 1982 et 1983). Ces albums sortent à l'époque en cassette via le label Syntape et signent une période fortement marquée par l'utilisation de synthétiseurs (système modulaire Moog) et de séquenceurs. Son style s'impose alors comme une musique synthétique, les compositions telles des voyages intergalactiques, plongeant l'auditeur dans un univers futuriste et de science-fiction. Les titres chantés, rythmés, quasiment synth-pop cohabitent avec de longs instrumentaux de boucles et d'orgues hallucinés. La compilation regroupe également quelques inédits des années 1980, auxquels s'ajoutent des pièces enregistrées entre 2014 et 2016 après une longue pause musicale.




La pause musicale et la carrière professionnelle :


En 1985, le studio de Olaf est ravagé par une inondation qui marquera la fin de sa première carrière musicale. En effet, malgré le succès de son side-project Japotage en 1985 - dont les cassettes se vendent si bien que l'entreprise Marlboro utilise une des chansons pour une campagne aux États-Unis - Olaf décide alors de tourner la page.


À l'instar d'un Bernard Fèvre en France qui, quelques années auparavant, échouait à faire carrière avec sa cosmic disco sous le nom Black Devil Disco Club et se recentrait sur son travail de producteur de library music (en intégrant notamment la régie publicitaire d'Europe 1), Olaf délaisse la musique pour travailler comme archiviste dans l'audiovisuel, à Munich. Il commence alors à se passionner pour les effets spéciaux et réalise notamment ceux du clip « Living on My Own » de Queen. Touche-à-tout, il se lance dans le business florissant de l'informatique dans les années 1980-1990. Il monte sa société d'animation à Munich, ce qui lui donne l'occasion de collaborer avec Peter Gabriel ou encore Dieter Meier du groupe avant-gardiste suisse Yello. Il part vivre ensuite à Cologne où il monte deux autres sociétés spécialisées dans les capteurs de mouvement et les acteurs virtuels, et fonde finalement une société spécialisée dans la robotique, entre Munich et Berlin, expérience qui durera entre 2003 et 2014.


Toujours passionné de technologie et de robotique, Olaf est désormais ingénieur dans la high-tech et concentre son activité sur les capteurs de mouvements, sons, lumière, température, fréquences...

Vêtements sensoriels à capteurs intégrés et casques à réalité augmentée font désormais partie de son quotidien. Symboter est un vrai "man machine". Son rêve est devenu réalité.



Le retour à la musique


Dès le début des années 2010, il décide de composer des nouveaux titres en utilisant la technologie de l'intelligence artificielle qu'il a contribué à élaborer : « Mon désir de création sonore est désormais complètement différent de celui que j'avais il y a 40 ans. »En effet, sa musique est modifiée également par l'introduction de nouveaux logiciels comme Ableton Live et NI Reaktor, et des équipements récents comme le Prophet 12 ou le Waldorf Blofeld. Les morceaux sont désormais de plus en plus expérimentaux, contrôlés par des capteurs, et aux nuances plus fines (regroupés dans cette compilation sous les titres « EO », « Hang », « Farewell », « Q-CHORD », « Music For 5 Pianos », « Phased Music » et « HeartDrive »).


Ses influences sont variées et, loin de cloner ses références (Brian Eno, Steve Reich et la technique de déphasage) il s'en affranchit avec une tendance toujours ancrée à rompre avec les traditions. Le résultat de plus de 40 années d'expérience d'ingénieur culmine dans cette exploration de la frange floue qui se trouve entre les ondes et les creux, entre les zones de son et de non-son : « L'étincelle peut jaillir entre ce qui est attendu et non-attendu et le mélange des deux éléments : le silence 'analogique' est un son et les événements non contrôlés sont la clef de voûte du processus de création. »



Les thèmes


Le travail de Symboter est une véritable aventure sonore, dense, qui a évolué au fur et à mesure des nouvelles technologies. Depuis 40 ans, sa musique est fortement marquée par l'avant-gardisme technologique : la robotique, la physique quantique ou l'intelligence artificielle façonnent les structures mélodiques et nourrissent les thèmes abordés. Les liens sont toujours étroits entre les sciences et le mode de vie urbain moderne au sein duquel il évolue.


Son travail est empreint d'un effort métaphysique constant avec cette obsession pour les robots et les hommes machines, en témoigne la trilogie du « Cycle Android » : trois chansons retraçant le voyage d'un Android vers la planète Terre et son succès sur celle-ci en tant que musicien. Deux chansons du cycle sont regroupées dans cette compilation avec les titres « Blauer Planet Blauer » (Synchrotron, 1982) et « Elektronenstimme » (Matrix, 1982). La dernière chanson, « Android », restera inédite jusqu'à aujourd'hui.


Pourtant, derrière cette apparente froideur scientifique, la musique de Symboter est très lumineuse. Né d'un père allemand et d'une mère norvégienne, Olaf est profondément marqué par le folklore allemand et par la poésie des paysages norvégiens entrevus lors de ses voyages d'enfance et qui lui insufflent cette touche mélodique et romantique. Olaf voulait également faire une musique populaire et empreinte d'humanité, en témoigne le touchant « Planet Blauer » (dont la mélodie n'est pas sans rappeler le tube « Hey Ya! » d'OutKast de 2003) ou le titre « Die Transzendenz », chanson d'amour chargée de mélancolie.



Symboter est un pionnier atypique de la musique électronique qui, à presque 60 ans, continue à en explorer les franges. Cette collection de chansons (car il s'agit bien de chansons) est le témoignage précieux d'une trajectoire unique.



DISCOGRAPHIE:

1981 : Live (Audio-Cassette)

1982 : Matrix (Audio-Casette - Syntape)

1982 : Synchrotron (Audio-Cassette - Syntape)

1983 : Phon-Ethik (Audio-Cassette - Syntape)

1985: Japotage (Vinyl)

1990 : Re-Animation (non publié)

2002 : The Nocturne Waves (ambient music, non publié)

2004 : DataGlove music (Performance)

2011: Strange Attractor 2 (music for Art-Video)

2012 : Turbulence (music for Art-Video)

2013 : Tape Works 80-82 (Vinyl)


PRESSE : article dans TECHNIKART à lire ici


SYMBOTER STUDIO 1979 - 1980 - VIDEO


TRACK BY TRACK:

Le premier volet de cette compilation reprend des titres phares de l'album "Matrix" sorti en cassette sur le label Syntape en 1982. Toutes les chansons ont été enregistrées dans le studio Symboter 4 à Munich ou il disposait de l'ensemble de ces instruments: Moog Modular system 15A (loaned by Gershon Kingsley (Popcorn), whom I worked with.), Roland Jupiter 4, Roland TR 808, Roland CR 78, Roland RE 501, Korg MS20, Korg SEQ10, Hohner Strings, Elka Strings, Elektor Vocoder, ETI Vocoder, Rack Flanger, DD Phaser, Teac A-3440 and Akai GX-630D SS (4-Track).

1 - Die Transzendenz "Matrix" (1982)

"Ma seule chanson d'amour qui exprime le plaisir et la douleur d'aimer. Elle était très importante pour moi, le texte s'est déroulé entre mes doigts quand mon premier amour m'a quitté : "la transcendance des pièces géométriques est similaire à la profondeur sphérique des rêves sans fin". Je retranscris le son de l'amour qui m'a frappé et qui est passé dans chaque cellule de mon corps à tel point que tout devint limpide à ce moment."

"Le titre est porté par des séquences minimalistes avec le système modulaire Moog avec une envolée atmosphérique à la fin. La voix enregistrée sous vocoder est froide et monocorde et plane sur les boucles de synthés, rappelant les ambiances du « Radioactivity » de Kraftwerk."


2 - Elektronenstimme "Matrix" (1982)

"C'est le premier morceau du "cycle Android" qui décrit le voyage d'un android vers la planète terre, son atterrissage faisant de lui une superstar. J'ai beaucoup été inspiré par Bowie et le titre "The man who fell to earth", cette première chanson du cycle débute part cette sensation de solitude dans l'espace ou l'android est face lui même et face à une voix robotique échappée d'un ordinateur. " la voix électronique.. sur le chemin qui mène à la terre... je n'ai que ma voix électronique... elle est mon partenaire partout et même dans l'espace." Plus l'Android se rapproche de la terre et plus la voix devient réelle, humaine, animée et de plus en plus excitée. Les instruments ici sont un synthé Elektor et ETI Vocoder et les effets sont produits par le système modulaire."


3 - Rush "Matrix" (1982)

"Un titre en séquençage et technique du canon. J'ai d'une certaine manière trafiqué le système modulaire pour en faire sortir des cliquètements, une boucle entêtante, ce qui est désormais considéré comme une technique propre à l'école de Berlin et du son de Tangerine Dream. Il y a beaucoup d'influences dans ce titre mais surtout cette référence au suisse Andreas Vollenweider dont l'instrument de prédilection est la harpe electro-acoustique. Ce titre est une courte ballade intergalactique. A la base crée pour l'habillage sonore d'un film, d'ou l'absence de lignes mélodiques en dehors des séquences."


4 - Spring rain "Matrix" (1982)

"C'est une courte plage instrumentale au Moog modulaire ou j'ai essayé de travailler avec des structures mélodiques différentes, inspirée en grande partie par la « Music for Films » de Brian Eno. J'ai travaillé avec plusieurs segments courts de musique qui auraient pu être utilisés dans différents films et vidéos. Il se dégage du titre une atmosphère vraiment cinématographique et planante."


5 - Step by Step "Matrix" (1982)

"C'est une chanson qui évolue note par note dans une approche très minimale. La voix est passée au Vocoder ETI pour finir encore une fois dans une envolée atmosphérique. Ces débuts et ces fins très atmosphériques sont directement influencés par Tangerine Dream, j'ai utilisé ces méthodes pour tomber à la fois hors et dans la chanson. Je voulais procurer ici une sorte de décollage dans un univers cotonneux et planant, un voyage synthétique intergalactique."


L'album "Synchrotron" est sorti sur cassette également en 1982 et sur le label Syntape, les instruments utilisés sont les mêmes que Matric, auxquels s'ajoutent un Roland Jupiter8 modifié (faster LFOs, Pulsewidth, LFO attack delay) et Roland digital sequencer CSQ-100.


6 - Up and Down V " Synchrotron " (1982)

"Plage instrumentale planante, ce titre est construit sur un arpège du synthétiseur Jupiter 8 que j'ai décliné du bas vers le haut de façon aléatoire et au hasard en apportant une structure ondulée et minimale. La voix est au vocoder voice ETI et j'ai utilisé le CR-78 et Flanger, la voix chante "Up and Down" et fait plus figure de bruit que de voix chantée. La voix est souvent utilisée dans mes chansons comme un instrument."


7 - Blauer Planet Blauer "Synchrotron" (1982)

"C'est l'une de mes premières chansons composée et enregistrée en 1980. Elle fait parti du "cycle Android", c'est la seconde chanson de ce cycle ("Elektronenstimme" paru sur Matrix étant la seconde). J'évoque ici le voyage d'un android d'une contrée rapprochée et son point d'impact sur la planète bleue. Blauer planet Bauer est joyeuse pour montrer l'excitation de l'android à son approche de la terre, je voulais montrer cette évolution céleste du vaisseau qui approche la lune, la dépasse pour finalement se poser. Cette ultime atterissage est retranscrit par ces mots "Bleue, planète bleue, je suis arrivé, je pars maintenant car il y a trop à faire". La dernière chanson du cycle s'appelle Android et ne sortira jamais, elle décrit la vie de l'android sur terre et son succès en tant que musicien."

"Composé sur le système modulaire DIY et un MS-20 Korg avec séquenceur SEQ-10 Roland Jupiter4, l’ambiance est spatiale, les synthés futuristes, la voix mi-homme-mi robot, la mélodie est très entrainante presque pop rappelant les ambiances synthpop kraftwerkiennes et le Space Oddity de Bowie."


8 - Crime "Synchrotron" (1982)

'C'est un titre qui évoque une musique de film d'une scène de crime, faisant référence au Commissaire Maigret. Les synthés sont omniprésents, l'ambiance menaçante, presque apocalyptique, sur des rythmes-beats entêtants. Les instruments ont été utilisés dans l'optique de retranscrire le sentiment éprouvé devant un film mettant en scène un commissaire dans une scène de crime menaçante."


9 - Electronic City "Synchrotron" (1982)

"C'est l'une de mes chansons favorites, j'aime beaucoup le travail en séquence et les modulations qui sont la structure de base de la chanson. Ce titre a été crée sur le premier séquenceur digital CSQ-100 et le système modulaire que j'ai crée. Très inspiré par le "Metropolis" de Fritz Lang, je parle ici de la désolation de la ville, du travail lobotomisant dans une "ville-machine" : "...electronic city - people stream - to the central machine...", "monotony in electronic city"

"L'ambiance est sombre, presque apocalyptique. Il n'y a pas de happy end, il s'agit d'une déclaration. Ce titre fait également référence à Steve Reich et son travail sur l'expérience urbaine."


10 – Kraftkern-Stop "Synchrotron" (1982)

"Ce titre je le voulais épuré, court et minimaliste. Il est porté par des séquences de Moog simples, CR-78, avec une voix en echo stop à la fin. A L'époque ou la chanson a été composée, le sens de radioactivité était mal connoté. Même Kraftwerk a changé la chanson de "radioactivity" à "stop radioactivity". Je ne sais pas laquelle fut la première version mais ce n'est pas très grave, ceci parle des sentiments-ressentis que nous avions et avons en commun : C'est pourquoi le titre s'intitule Kraftkern Stop, qui signifie, lorsque l'on inverse : Stop Kernkraft (stop radioactive power)."


11 - Running "Synchrotron" 1982

"Avec ce titre je voulais cette fois-ci faire une vrai chanson, avec mélodie et texte. Il y a pas mal de couches instrumentales superposées et enregistrées sur un 4 pistes, les boucles s'entremêlent avec une voix au vocoder qui plane sur celles-ci. Le titre est un mélange de synthpop pour le côté mélodique et mélancolique et de froid et de rythmiques rappelant le krautrock. La voix donne l'impression de courir sur les synthés dans une sorte d'urgence : le texte est complexe, cette course à travers la ville est une métaphore traduisant le fait d'être actif, trop occupé :

"...running past traffic signals ... running past shops ....running past citizens on their jobs ...we're running"

"J'adorerais pouvoir refaire ce titre avec du matériel moderne."


12 - Tangerines Nightmare "Synchrotron" 1982

"Cette séquence composée au Moog martelait dans mon studio comme une obsession. C'est évidemment un clin d'oeil à Tangerine Dream qui aurait pu voir dans ce titre une sorte de cauchemars. Je me suis senti ici un peu tel Peter Baumann, l'un de ses membres. Le titre est très court et se résume dans des boucles de synthés entêtantes, hypnotiques et envoutantes. Ces séquence Moog sont tel un orgue dans une église, imposant, riche, coloré et édifiant "


13 - Walking Duck "Synchrotron" (1982)

"J'ai travaillé avec Gershon Kingsley, le compositeur de musique électronique allemand, et j'ai été vraiment impressionné par son morceau Popcorn, l'un des premiers succès de musique électronique. J'ai donc essayé avec ce titre de faire également un morceau amusant et décalé qui parle de canards qui déambulent. Pour ça j'ai bricolé les effets sur mon Roland ainsi que les échos. On a l'impression de l'entendre cancaner au début."

"...walking duck is jumping and it's walking and it's talking ...."


14 - Blaeserimpression “Synchrotron" (1982)

"L'une de mes toutes premières chansons enregistrée en 1979-80 composée avec un ensemble à cuivre puisque les sons du Jupiter 4 ne m'étaient pas encore familiers. J'étais et je suis toujours très intéressé par les structures orchestrales et les instruments que j'aime utiliser, intégrer dans un autre contexte en le brisant."


15 - Smart Phone (unreleased 1983)

"C'est très étrange que cette chanson ne soit pas sortie. Elle fut utilisée comme habillage d' une vidéo 3D d'une machine FX. J'ai utilisé ici pour la première fois mon synthétiseur PPG wavetable que j'ai acheté à la place d'une voiture. C'est un titre assez simple dans la construction et assez rythmique, les contenus changent et en font une chanson joyeuse. Une flute domine dans les deux premiers segments du titre, à laquelle s'ajoute ensuite plein d'autres instruments pour former de nouveaux segments enrichis."


L'album "Phon-Ethik" sort en 1983 sur le label Syntape, les instruments utilisés en plus de Synchroton sont : Sequential Circuits Prophet 5, PPG Wave 2.2/2.3 and PPG Wave-Term B, Mixer Studiomaster 24 in 8, Teac 80-8 (8-Track)


16 - Voyager 24 "Phon-Ethik" (1983)

"Cette une chanson à propos du satellite Voyager qui voyage dans des contrées lointaines de l'univers et rencontre de nouvelles formes d'intelligences extra-terrestres. C'est l'une de mes pièces les plus ambitieuses, développée dans un studio 24 pistes auquel j'ai eu accès pendant un très court moment. Voyager 24 est construit de différentes couches d'instruments auxquelles j'ai ajouté des sons live de batterie Simmons. C'est l'unique chanson avec une batterie live que j'ai composé, la mélodie est chargée d'une énergie attrayante et vous pouvez identifier la section d'impact entre le satellite et la terre et finalement cette entrée en communication avec le satellite robot extra-terrestre"


17 - Monk in Swamp "Phon-Ethik" (1983)

"Quand j'ai fait l'acquisition du PPG Wave2.2, j'ai été fortement impressionné par le son de la table d'onde, la « wavetable » (convertisseur numérique analogique qui transpose une valeur numérique en un son) et j'ai enregistré des échantillons avec le Waveterm (cœur du système PPG) pour les séquencer. J'aime ces chevauchements de séquences d'ondes qui étirent le titre de manière très hypnotique. Je voulais faire un titre assez décalé et excentrique, je parle ici de moines qui voyagent à travers une nature infinie et qui pataugent dans un large marais humide..."


18 - Psychosomatic Ricochet "Phon-Ethik" (1983)

"Titre de 7 minutes de qui met en lumière des accords de synthés futuristes au début en faisant monter le titre en tension. Le morceau explose en quelque sorte au milieu comme si un objet était entré en collision dans l'espace, le son devient ensuite menaçant, suspendu dans une autre dimension à la rencontre d'une autre forme de vie que l'on peut entendre au travers de voix quasi chamaniques à la fin du titre. Une vrai invitation au voyage."


19 - Boston 1 (unreleased mid 80)

"J'ai rendu visite à des amis à Boston et j'ai eu la chance de pouvoir utiliser leurs instruments et ma nouvelle boite à rythme LinnDrum. Nous avons fait plusieurs jams ensemble et cinq chansons ont émergé, dont celle-ci. Le titre sonne comme une sorte de transe au clavier et batterie."


20 - Bautz (unreleased 1987)

"Je vivais alors dans un appartements sous les toits avec mes synthétiseurs et les charpentiers faisaient beaucoup de bruit toute la journée, alors je les ai imaginé tombant du toit, je me suis beaucoup amusé sur ce titre. Le mot Bautz (qui est une sorte de tracteur) est martelé sans relâche comme un marteau-piqueur.

Le son de l'introduction me fut inspiré par le bruit de l'eau éjectée d'une canette jetée dans le vide ordure, j'ai samplé ce son à l'aide de micro à l'intérieur pour reproduire ce son aqueux et ondulé, on entendrait presque la mer. Tout est traité au PPG Waveterm2 et au système modulaire."


Cette série de composition plus expérimentales et complexe fait suite à une longue pause musicale ou Olaf se consacra à sa carrière scientifique. Cette période (2015-2016) est marquée par l'acquisition des techniques numérique, principalement basée sur l'utilisation de logiciels : Ableton, Prophet 12, Waldorf Blofeld et NI Reaktor.


21 - Music for 5 pianos (2014)

"Il s'agit d'un titre minimaliste, la plupart des instruments sont des pianos classiques dont les couches s'entremêlent. Les éléments de structure sont fortement inspirés par Steve Reich. Cette chanson a évolué avec le temps et a été terminée en 2014. Ce titre fut surtout écrit pour des performances live à 5 pianos ainsi que des batteries. Le titre se termine sur un son net et précis alors que normalement je privilégie les fins larges et atmosphériques."


22 – EO (2015)

"E et O sont mes initiales pour Olaf Erik. Premier titre après une longue période de silence musical car trop accaparé par mon travail. C'est aussi ma première chanson avec mon nouveau matériel : tout est programmé dans Ableton DAW et Push2, j'ai également utilisé NI Reaktor, le Korg Karma, David Smith Prophet 12. Il m'a fallu un peu de temps pour me familiariser avec les nouvelles techniques différentes des systèmes modulaires analogiques. J'ai d'abord trouvé une voix samplée dans une librairie musicale (ce n'est pas ma voix), ceci m'a inspiré la chanson et j'ai voulu expérimenté avec un rythme décalé. La section de guitare solo est importante pour moi, elle brise la structure. J'ai toujours imaginé une personne ici jouant le titre live avec une guitare."


23 – Hang (2015)

"J'ai été fasciné par les instruments Hang Steelpan et par hasard je suis tombé sur une bibliothèque sonore Hang pour Ableton live que j'ai explorée et expérimentée. J'ai trafiqué quelques hang et entrelacé des rythmes ensuite enrichis par le Korg Karma, Prophet 12 et le NI Reaktor. Ce titre prend votre main et vous fait voyager à travers le son dans des ambiances presque japonaises. Ecoutez les changements dans les structures et les sons du Hang, les doigts frappant la structure en acier."


24 – Farewell (2015)

"Cette chanson est un hommage à Edgar Froese, membre fondateur de Tangerine Dream qui a disparu récemment. La chanson est en séquencage multipiste, les instruments utilisés sont pour l'essentiel un Prophet 12 et NI Reaktor pour les pads et séquences, Korg Karma pour les pistes, Ableton Studio DAW pour les mix et la batterie. Les éléments de la chanson et les instruments font référence à Tangerine Dream, Jarre, Schulze et beaucoup d'autres comme un hommage à Edgar. C'est un voyage cosmique et poétique."


25 - Q-CHORD (2015)

"Il s'agit d'un titre dédié à l'instrument Omnichord crée par Suzuki, le Q-chord. L'idée est de faire le pont entre le Q-Chord et le synthé Prophet12. J'ai utilisé le Q-Chord pour fournir des données par contrôleur Midi au Prophet 12. La diffusion du Q-chord via midi fut enregistrée et séparée sur plusieurs pistes et voix. Aucunes autres données ne fut ajoutée, la chanson est générée par le Q-Chord que l'on peut entendre ici dans son simple appareil au début et à la fin.Ce fut un mois complet de travail et en aucun cas un résultat automatique."


26 - Phased Music For 32 instruments (2015)

"Avec ce titre j'ai utilisé la technique du déphasage de Steve Reich, forme de canon classique. C'est une technique qui m'a beaucoup impressionné quand j'étais plus jeune. Le déphasage se construit à partir d'un court circuit musical répété indéfiniment. Chaque instruments est répété en boucle mais avec un léger décalage de pistes, décalage qui augmente et diminue au cours du morceau. Sur ce titre c'est une mélodie en 12 tons, j'utilise ici 32 instruments générés sur machine : grand piano, une harpe, Violon Pizzikato, Marimba, des cloches et quelques bruits de choeurs synthétiques et des pads.. La pièce dure 17min, les phases se déplacent en continu, les instruments apparaissent dans des groupes pour apparaître dans d'autres inlassablement."


27 – HeartDrive (2016)

"Ici j'ai utilisé un classique ABA construit pour combiner un piano ritardando, une guitare, des cordes, une section vent et goa derrière. La colle liant le tout est le bruit. Je voulais mettre ici en lumière les fusions de sons et les pauses musicales, le titre joue avec le combat contre les structures en boucle du DAW. J'ai volontairement évité les boucles qui retiennent trop l'attention et porte la chanson sur une autre atmosphère. Les boucles sont différentes des modèles en séquence qui évoluent plus en couches à mon sens. Les instruments utilisés sont le Korg Karma et le Waldorf Blofeld, le DAW Ableton Studio avec Push 2. On parcours dans ce titre des horizons différents, sombres, poétiques, lumineux et mélancoliques rappelant parfois des thèmes de musique classique.



Tracklisting:

1 - Die Transzendenz "Matrix" (1982)

2 - Elektronenstimme "Matrix" (1982)

3 - Rush "Matrix" (1982)

4 - Spring rain "Matrix" (1982)

5 - Step by Step "Matrix" (1982)

6 - Up and Down V " Synchrotron " (1982)

7 - Blauer Planet Blauer "Synchrotron" (1982)

8 - Crime "Synchrotron" (1982)

9 - Electronic City "Synchrotron" (1982)

10 – Kraftkern-Stop "Synchrotron" (1982)

11 - Running "Synchrotron" (1982)

12 - Tangerines Nightmare "Synchrotron" (1982)

13 - Walking Duck "Synchrotron" (1982)

14 - Blaeserimpression “Synchrotron" (1982)

15 - Smart Phon (unreleased 1983)

16 - Voyager 24 "Phon-Ethik" (1983)

17 - Monk in Swamp "Phon-Ethik" (1983)

18 - Psychosomatic Ricochet "Phon-Ethik" (1983)

19 - Boston 1 (unreleased mid 80)

20 - Bautz (unreleased 1987)

21 - Music for 5 pianos (2014)

22 – EO (2015)

23 – Hang (2015)

24 – Farewell (2015)

25 - Q-CHORD (2015)

26 - Phased Music (2015)

27 – HeartDrive (2016)


ALBUM DOWNLOAD




The birth of a geek


Born in West Berlin in 1958, Olaf is the child of post-war Germany, back then in full reconstruction and still torn between two worlds that were looking in two opposite directions. His parents moved to Munich, West Germany in 1960, where Olaf would live most of his childhood. But as he still had many relatives and friends in Berlin, he would spend most of his free time there, and eventually settled in the city in 2006.


As early as 16 years old, the autodidactic geek dreamed of becoming a musician. Synthesizers were then not very affordable, and as a penniless young boy, he would spend his days reading magazines and books specializing in electronics so he could understand the secrets of this craft. Alas, he succeeded in putting together his own synthesizer and sequencer that he named "Symboter 1A", and also customized his own Korg MS-20 synth. Following that, from 1975, he would equip his Munich-based home studio with a Roland Jupiter-4 and TR-808, modular Moogs, vocoders and even a brand new DIY "Symboter B".



Influences and "musical career"


In the mid-1970s, while living in a Wall divided West Germany, Olaf immersed himself into a German music scene in full bloom, and shaken by the krautrock movement that would become the soundtrack of his teen years: Can, Amon Düül, Neu!, Faust... the very same scene that spurred David Bowie to move to Berlin (Heroes LP, second part of his German trilogy) and Olaf Schirm to undertake his first sonic experiments with his self-built instruments.


He says of himself: "I'm a child of the beginning of electronic music."

The true starting point for Olaf is the day he first listened to Tangerine Dream's album Alpha Centauri. It opened a great new musical world in front of his eyes. A whole universe that would change his life forever. Later, it's Jean-Michel Jarre’s music that would be the main inspiration, alongside influences such as Robert Schröder, Vimal, Vangelis, Tomita, Wendy Carlos, Earth Tone and Claude Larson. It's only when he stumbled upon the now-famous Kraftwerk's "Autobahn" that he got closer to more melodic and minimal works, yet still based on a strong storytelling narrative. In 1978 he was fascinated by Man Machine, the concept album that fully embraced science-fiction concepts, that he then decided Symboter would form the technological extension of his own self that would allow him to satisfy his desires for synthetic music. The front cover of the retrospective compilation Symboter 1982-2016 indeed reminds those of Heroes and Man Machine, where man and robot fusion together.


His Munich-based studio - an incredible spaceship filled with prototypes - the mothership for all the songs featured on this compilation that celebrates his most creative years. Symboter (1982-2016)brings together the key tracks of his three centerpiece works: Matrixand Synchotron (composed between 1972 and 1982, and released in 1982) and Phon-Ethik (composed between 1982-83 and released in 1982). These albums were originally released on cassette via Syntape label, and correspond to a period of heavy use of synthesizers (Moog modular system) and sequencers. His unique style established itself as synthetic music, where compositions are thought of as intergalactic journeys that immerse the listener into a futuristic science-fiction world. The vocal tracks featuring rhythm - almost pioneering synth pop - share the tracklist with instrumental pieces of trippy loops and organ sounds. The compilation also features a few unreleased songs from the '80s, as well as works recorded between 2014 and 2016 following a 20-year-long musical hiatus.



The musical break and the professional career


In 1985, Olaf's studio was destroyed by a flood and that would mark the end of his first musical career. Despite the success of his side-project Japotage in 1985 - the cassettes were selling so well that Marlboro chose to use one of his songs in a USA ad campaign - Olaf decided to call it an end.


The same way French musician Bernard Fèvre aka Black Devil Disco Club failed at making a career in France with his cosmic disco, and eventually came to focus on the production of library music and would even come to work for radio station Europe 1’s advertising agency-, Olaf likewise gave up on music to work as an archivist in the audiovisual sector in Munich. There he started to develop a passion for special effects, and even produced Queen's "Living On My Own" video clip.


A truly versatile personality, he went into the flourishing world of IT in the 1980s and 1990s. He founded his own film animation business in Munich, which allowed him to collaborate with Peter Gabriel and even Dieter Meier from the Swiss avant-garde band Yello. He then moved to Cologne where he would create two other companies, specializing in motion capture and virtual actors, and eventually would come to start another firm specializing in robotics in Munich and Berlin. The experience would last from 2003 to 2014.


Always a true lover of technology and robotics, Olaf is currently an engineer in high-end technology focussing on the capture technology of motion, sound, light, temperature, frequencies, etc. He now lives his everyday inside of electronic textile clothing and virtual reality headsets. Symboter has turned into a true "man machine". His dream has become reality.



The return to music


In the early 2010s, Olaf decided to compose new tracks using the artificial intelligence technology that he himself helped conceive. "The sounds I wish to create now are completely different from what I wanted to do 40 years ago." Indeed, his music is now modified through the use of modern software such as Ableton Live and NI Reaktor, and equipment like Prophet 12 and Waldorf Blofeld. His tracks are more experimental, controlled by sensors, and the nuances are more subtle. The result can be heard on this compilation with tracks such as "EO", "Hang", "Farewell", "Q-CHORD", "Music For 5 Pianos", "Phased Music" and "HeartDrive".


His influences range widely and, far from cloning his references (Brian Eno, Steve Reich and the dephasing technique), he frees himself from them, following his trend to break from tradition. His more than 40-year long experience in engineering reaches here a climax of creativity with Olaf exploring the blurred fringe between waves and hollow, between sound and non-sonic zones: "The spark ignited between the expected and the non-expected and from the combination of both: the 'analog' silence is a sound and the unexpected events are the keystone of the creation process."



The themes


Symboter's work is a true sonic adventure that has constantly developed as new technologies appear. For the last 40 years, his music has been strongly marked by the pioneering technologies: robotics, quantum physics and artificial intelligence shape the melodic structures and feed the themes of the songs. Olaf's modern urban way of life is strongly linked to science. His work is tinged with a permanent metaphysical thinking effort, and the obsession with robots and the concept of "man machine", as it clearly shows on the trilogy "Cycle Android": three songs that recount the journey of an Android headed towards planet Earth and his success as a musician here. Two songs of this cycle are featured on the compilation: "Blauer Planet" (Synchrotron, 1982) and "Elektronenstimme" (Matrix, 1982). The last song of the cycle, "Android", has remained unreleased until today.


However, behind this apparent scientific rigor and coldness, Symboter's music is highly luminous. Born to a German father and a Norwegian mother, Olaf has been deeply marked by Germany's folklore and Norway's poetic landscapes he's glimpsed during his childhood travels, injecting a melodic and romantic touch to his music. Furthermore, Olaf has always wanted to create a popular and humanist music, as heard on "Planet Bauer" (with a melody that strongly reminds us of OutKast’s 2003 hit "Hey Ya!") or "Die Transzendenz", a melancholic love song.



Symboter has always been an atypical pioneer of electronic music who, at almost 60 years old, keeps on exploring its fringes. This collection of songs - indeed these that can be called songs - are the precious testimony of a unique path.


Symboter Studio 1979-1980



© Le premier synthétiseur modulaire intégré maison (Symboter A) et séquenceur et un Korg MS20
© 1er studio (Symboter B-Munich-1975) : Roland Jupiter4 à gauche et séquenceur digital et derrière le système modulaire Moog avec trois claviers et contrôleur de ruban utilisé lors de ses deux années de coopération avec le compositeur Gershon Kingsley (pop-corn)
© Le dernier studio détruit par l'eau. Roland Jupiter 8 et TR808, le PPG Wave 2.2 bleu (instrument alors très cher), JBL Bassreflex
© Matrix (1982) (Label Syntape)